Pourquoi ?

Parce que la crise du Covid-19 nous appelle à tout réinventer

La crise du Covid-19 nous impose de repenser le monde de demain au regard des inévitables crises à venir, qu’elles soient sanitaires, écologiques ou sociales. 34 acteurs locaux (associations, syndicats, professionnels) s’organisent et appellent tous les acteurs qui se sentent concernés ainsi que tout-e-s citoyen-ne-s à les rejoindre dans leur demande collective.

En effet, c’est bien l’ensemble des parties prenantes, institutions, collectivités qui doivent travailler main dans la main et s’engager à se mettre autour de la table.

L’objectif est d’assurer localement la production, la distribution et la transformation de ce qui est nécessaire à notre alimentation afin d’être en capacité de satisfaire les besoins de base à l’échelle de notre territoire.

C’est aussi l’occasion de participer à réinventer le monde d’après dans une logique de solidarité, d’entraide et de lutte contre les injustices sociales.

Résilience

On peut considérer la résilience en tant que capacité, pour un système donné, de surmonter les altérations provoquées par un ou des éléments perturbateurs, pour retrouver son état initial et/ou un fonctionnement normal. Autrement dit apprendre à vivre et se développer en parvenant à vaincre le risque et à surmonter chocs et traumatismes.
Le mot provient de l’anglais « resilience », lui-même issu d’un participe du verbe latin resilire qui signifie « rebondir ».

C’est là toute notre volonté :
Rebondir pour ne plus reproduire les erreurs du passé encore et encore.

Solidarité

La solidarité est au cœur de notre projet.

L’alimentation est une préoccupation centrale, et est à la base de la vie, pourtant elle est aussi synonyme d’injustice.

Le premier moyen de résister à une infection, une épidémie, est d’être en bonne santé. Une alimentation de qualité y participe grandement, or tou-te-s n’y ont pas accès.

Tout le monde devrait avoir le droit à une nourriture saine, de qualité et de vivre dans un environnement sain.

Écologie

L’écologie est au centre de la vie car elle seule permet de construire un environnement en harmonie entre les humains et la nature. Un plan de résilience alimentaire ne peut donc se penser qu’au regard de cet enjeu majeur.

L’urgence climatique et l’effondrement actuel de la biodiversité menace l’existence même de conditions de vie civilisée sur terre. Répondre à cet enjeu est donc une nécessité vitale, et se préparer aux crises inévitables qui sont annoncées est un impératif.

Un projet de territoire

Réinventer le monde d’après localement passe avant tout par un véritable projet de territoire.

Le bassin de vie est la meilleure échelle pour construire la résilience, pour créer des emplois de qualité, durables et non délocalisables tout en assurant la capacité de notre territoire à satisfaire ses besoins essentiels.

Travail - Emploi

Pour atteindre la résilience alimentaire nous devons nous doter d’une chaine de production et de transformation locale à même de (re)dynamiser la région tout en assurant aux personnes des emplois de qualités, valorisants et non délocalisables dans des filières d’avenirs.

Favoriser les échanges commerciaux au sein de la région permettra de sécuriser l’économie du bassin de vie nancéien tout en renouant avec le pacte social.

La maîtrise de ce secteur stratégique sera également assuré par l’accompagnement des personnes en reconversion ou victimes de la crise sociale qui s’annonce.

Une gouvernance partagée

Un plan de résilience alimentaire territorial ne peut s’envisager que dans une logique de gouvernance partagée.

En effet, ce sont bien l’ensemble des parties prenantes qui doivent co-construire ce plan. Les collectivités locales sont toutes concernées, chacune par ses compétences propres. Elles doivent donc toutes être autour de la table et s’impliquer à leur niveau sans concurrence pour se distinguer.